Axes de recherche

AXE 1 : INTÉGRATION DE NOUVELLES IDENTITÉS SOCIALES

En nous basant sur des principes provenant de la psychologie développementale, cognitive et sociale, nous avons mis de l’avant un modèle théorique visant à expliquer les processus et les stades par lesquels les identités sociales changent à travers le temps (Amiot, de la Sablonnière, Terry, & Smith, 2007; Amiot & de la Sablonnière, 2008, 2010). Ce modèle est soutenu par plusieurs études empiriques. Par exemple, nous avons démontré que les identités sociales changent de manière significative à travers des transitions de vie importantes (Amiot, Terry, Wirawan, & Grice, 2010 ; de la Sablonnière, Amiot, & Sadykova, 2012). Le soutien social (Amiot et al., 2010) et le sentiment d’être validé à l’intérieur du groupe (Smith, Amiot, Callan, & Smith, 2012) prédisent une identification accrue à un nouveau groupe social à travers le temps. Par contre, le fait de ressentir un déséquilibre entre nos différentes identités (Smith, Amiot, Smith, Callan, & Terry, 2012) ou encore percevoir des différences importantes entre les statuts sociaux possédés par nos différents groupes d’appartenance (de la Sablonnière et al., 2012) bloque l’intégration des identités sociales multiples. Un instrument de mesure développé afin de mesurer les quatre stades d’intégration identitaire proposé par le modèle est présentement en cours de validation (Yampolsky, Amiot, & de la Sablonnière, 2012) et des mesures statistiques ont été développées pour cerner l’intégration identitaire (de la Sablonnière et al., 2012). Nous menons présentement une étude longitudinale auprès d’étudiants internationaux à Montréal (www.CIELMontreal.ca) afin d’étudier ces dynamiques de changement identitaire.

AXE 2 : INTÉRIORISATION DE COMPORTEMENTS SOCIAUX NÉFASTES

L’identité sociale, cette partie du concept de soi qui relève de notre appartenance à des groupes sociaux, peut mener à certains comportements sociaux néfastes tel que la discrimination, et ce, surtout si les identités sociales sont saillantes et que les groupes en présence ressentent de la menace (McGarty, 2001). L’identité sociale a aussi été associée à un endossement plus fort des normes de nos groupes d’appartenance : Plus les individus s’identifient à leur endogroupe, plus ils seront enclins à respecter et à endosser les normes de leur groupe, et plus leurs comportements seront influencés par ces normes (Turner et al., 1987). En nous basant sur ces travaux antérieur, l’axe 2 vise à déterminer si l’appartenance et l’identification à un groupe social qui encourage des actes néfastes socialement (e.g., la discrimination) favorise l’intériorisation de ces comportements, de telle sorte qu’ils sont endossés librement et qu’ils sont cohérents avec les valeurs des individus qui les manifestent. Alors que nos études expérimentales ont démontré que de tels comportements peuvent être difficiles à intérioriser dans le contexte aseptisé du laboratoire de recherche (Amiot, Sansfaçon, Louis, & Yelle, 2012; Sansfaçon & Amiot, 2012), plusieurs études corrélationnelles cernant les comportements naturels des participants ont démontré que de tels comportements peuvent être intériorisés et que l’identité sociale facilite cette intériorisation (Amiot, Sansfaçon, & Louis, 2012ab).

AXE 3 : IDENTIFICATION SUPRAORDINALE, DISCRIMINATION ET BIEN-ÊTRE PSYCHOLOGIQUE

Cet axe est tout nouveau. Nous présenterons ici plus de détails sur les résultats des recherches dès qu’ils seront publiés !